Si tu perds ton emploi ou pars à la retraite, vérifie ton assurance-maladie. L’assurance de base obligatoire reste en vigueur, mais la protection contre les accidents, la réduction des primes et les économies possibles présentent des différences importantes. Sans agir à temps, tu risques des primes inutiles ou une couverture accidents insuffisante.
Au chômage, la Suva assure la protection contre les accidents sous certaines conditions. À la retraite, tu dois normalement réintégrer la couverture accidents dans ton assurance-maladie.
Une baisse de revenu peut aussi ouvrir un nouveau droit à une réduction des primes ou à d’autres aides financières.
Ce guide explique ce qui arrive à ton assurance-maladie si tu perds ton emploi ou pars à la retraite, les délais applicables et comment réduire tes frais.
L’essentiel en bref
- L’assurance de base reste en vigueur : le chômage et la retraite ne changent pas l’obligation générale d’assurance en Suisse.
- Les personnes au chômage ayant droit aux indemnités sont en principe automatiquement assurées contre les accidents auprès de la Suva.
- Les retraités sans autre couverture LAA doivent normalement réintégrer les accidents dans l’assurance de base.
- Prolongation de 31 jours : la protection reste en principe en vigueur pendant 31 jours après la fin de l’assurance-accidents professionnelle correspondante.
- Vérifier la réduction des primes : un revenu plus bas peut ouvrir un nouveau droit ou augmenter l’aide.
- Revoir la franchise : si tes frais de santé ou tes moyens financiers changent, une autre franchise peut être utile.
- Comparer les caisses-maladie : les personnes au chômage et à la retraite peuvent aussi changer d’assurance de base.
Que devient mon assurance-maladie si je perds mon emploi ?
Si tu perds ton emploi, ton assurance de base obligatoire reste inchangée.
Tu restes assuré auprès de ta caisse actuelle et conserves ton droit aux prestations médicales légales.
Tu n’as donc pas besoin de souscrire une nouvelle assurance-maladie uniquement à cause du chômage.
Ta franchise et ton modèle d’assurance restent aussi en principe les mêmes.
Qui paie les primes d’assurance-maladie au chômage ?
Tu dois continuer à payer toi-même tes primes d’assurance-maladie.
L’assurance-chômage ne prend pas automatiquement en charge tes primes d’assurance-maladie ordinaires.
En Suisse, le montant de la prime d’assurance de base ne dépend pas directement de ton revenu.
Si tu payais par exemple CHF 450 par mois avant le chômage, cette prime reste en principe la même, sauf autre changement comme un changement de tarif.
La baisse de ton revenu peut toutefois te donner droit à une réduction individuelle des primes.
Renseigne-toi donc le plus tôt possible auprès du service cantonal compétent.
Assurance-accidents au chômage : suis-je toujours assuré ?
C’est l’une des questions les plus importantes après une perte d’emploi.
Lorsque tu es salarié, ton employeur t’assure en principe contre les accidents professionnels. Si tu travailles au moins huit heures par semaine auprès du même employeur, tu es aussi obligatoirement assuré contre les accidents non professionnels, donc durant les loisirs.
Après une perte d’emploi, la suite de ta couverture accidents dépend de ton droit aux indemnités de chômage.
Au chômage avec droit aux indemnités de chômage
Si tu remplis les conditions des indemnités de chômage, tu es en principe automatiquement assuré contre les accidents auprès de la Suva.
Cette assurance couvre aussi les accidents durant les loisirs.
La couverture existe notamment pendant les délais d’attente reconnus, les jours de suspension et les jours sans contrôle, tant que les conditions légales correspondantes sont remplies.
Une partie des primes de cette assurance-accidents est directement déduite des indemnités de chômage.
Tu n’as donc normalement pas besoin d’une couverture accidents supplémentaire dans ton assurance de base.
Important : le droit effectif aux indemnités de chômage est déterminant. L’inscription à l’office régional de placement (ORP) ne garantit pas à elle seule la couverture.
Puis-je exclure la couverture accidents de ma caisse-maladie ?
Oui. Si tu es entièrement assuré selon la LAA, tu peux demander à ta caisse-maladie de suspendre la couverture accidents.
Cela vaut en principe aussi pendant la couverture Suva correspondante au chômage.
Pour l’exclusion, tu dois faire une demande à ta caisse-maladie et prouver ta couverture LAA complète.
La suspension commence au plus tôt le premier jour du mois suivant la demande.
La prime d’assurance-maladie est réduite en conséquence.
Au chômage sans droit aux indemnités
La situation est différente si tu n’as pas droit aux indemnités de chômage.
Cela peut arriver si tu ne remplis pas les conditions ou si tes droits sont déjà épuisés.
Dans ce cas, l’assurance-chômage n’offre pas de couverture accidents automatique.
Vérifie donc s’il existe une autre protection, par exemple la prolongation de couverture de ton ancien employeur ou une assurance par convention.
Sans couverture LAA complète, tu as en principe besoin de la couverture accidents de ta caisse-maladie.
Guide complémentaire : Exclure la couverture accidents de l’assurance-maladie : comment économiser sur tes primes
Combien de temps suis-je assuré contre les accidents après une perte d’emploi ?
Après la fin d’un emploi avec assurance obligatoire contre les accidents non professionnels, la couverture reste en principe en vigueur pendant 31 jours.
Ce délai commence après le jour où le droit à au moins la moitié du salaire prend fin.
Ce délai de prolongation est important si tu ne commences pas immédiatement un nouvel emploi ou si ton droit aux indemnités de chômage n’est pas encore établi.
Qu’est-ce qu’une assurance par convention ?
Une assurance par convention prolonge ton assurance obligatoire existante contre les accidents non professionnels de six mois supplémentaires au maximum.
Elle doit être conclue et payée avant la fin de la prolongation de couverture existante.
Cela peut être utile si tu fais une longue pause professionnelle ou attends une décision de la caisse de chômage.
L’assurance par convention offre, dans le cadre de la LAA, des prestations différentes de la couverture accidents de l’assurance de base. Notamment, les traitements d’accidents couverts ne sont soumis ni à franchise ni à quote-part.
Que se passe-t-il en fin de droit au chômage ?
Lorsque ton droit aux indemnités prend fin, par exemple en fin de droit, l’assurance-accidents Suva correspondante reste en principe en vigueur pendant 31 jours.
Cette couverture prend ensuite fin, sauf s’il existe une autre base pour une assurance LAA.
Tu peux conclure à temps une assurance par convention, selon les conditions légales.
Sinon, assure-toi que la couverture accidents de ta caisse-maladie est à nouveau active.
Notre conseil : clarifie ton assurance-accidents avant la fin de tes indemnités de chômage. Tu peux ainsi éviter des lacunes de couverture inutiles.
Réduction des primes au chômage : ai-je droit à une aide ?
Si ton revenu baisse à cause du chômage, ton droit à la réduction individuelle des primes peut changer.
La réduction des primes aide les personnes de condition économique modeste à payer l’assurance de base obligatoire.
Les conditions varient d’un canton à l’autre.
La réduction des primes est-elle adaptée automatiquement ?
Pas forcément.
Certains cantons examinent automatiquement le droit à partir des données fiscales disponibles. Dans d’autres, tu dois déposer toi-même une demande.
En cas de perte soudaine de revenu, les anciennes données fiscales peuvent ne plus refléter correctement ta situation actuelle.
Lors de l’examen du droit, les cantons doivent notamment tenir compte, sur demande, de la situation actuelle de revenu et de famille.
Informe donc le service cantonal compétent du changement et renseigne-toi sur les conditions d’un nouveau calcul.
Exemple : prime d’assurance-maladie avec réduction des primes
Supposons que ta prime soit de CHF 450 par mois.
En raison de ton changement de revenu, tu reçois une réduction de primes de CHF 180 par mois.
| Sans réduction des primes | Avec réduction des primes | |
|---|---|---|
| Prime mensuelle d’assurance de base | CHF 450 | CHF 450 |
| Réduction des primes | CHF 0 | CHF 180 |
| À payer soi-même | CHF 450 | CHF 270 |
| Allègement annuel | – | CHF 2'160 |
Cet exemple est fictif. Ton droit à la réduction et son montant dépendent des conditions légales et cantonales.
Guide complémentaire : Réduction des primes
Devrais-je changer de franchise au chômage ?
Au chômage, il est particulièrement important de tenir compte de ta capacité financière.
Si ton revenu baisse, une franchise élevée peut devenir problématique.
Avec la franchise maximale de CHF 2'500, tu dois d’abord payer toi-même jusqu’à ce montant en cas de maladie. Une quote-part allant en principe jusqu’à CHF 700 s’y ajoute.
La participation maximale ordinaire aux coûts est donc de CHF 3'200 par an, hors contributions hospitalières éventuelles et règles légales particulières.
Avec la franchise minimale de CHF 300, la participation maximale ordinaire est en revanche de CHF 1'000.
Une franchise plus basse entraîne toutefois des primes mensuelles plus élevées.
Le bon choix dépend donc de tes frais de santé prévisibles, de l’économie sur les primes et de tes réserves financières.
Puis-je changer de franchise immédiatement ?
Non. Un changement ordinaire de franchise n’est en principe possible qu’au début d’une année civile.
Si tu perds ton emploi en cours d’année, tu ne peux normalement pas réduire ta franchise immédiatement.
Vérifie donc en automne quelle franchise convient pour l’année suivante.
Que devient mon assurance-maladie à la retraite ?
Lorsque tu pars à la retraite, ton assurance de base obligatoire reste en principe inchangée.
Tu n’as pas besoin de souscrire une assurance spéciale pour seniors ni de changer automatiquement de caisse-maladie.
Tes prestations médicales existantes restent aussi assurées dans les limites légales.
Le changement le plus important concerne souvent l’assurance-accidents.
Si tu étais assuré comme salarié par ton employeur contre les accidents professionnels et durant les loisirs, cette couverture prend en principe fin lorsque tu cesses de travailler.
Dois-je informer ma caisse-maladie de ma retraite ?
Oui, surtout si tu avais exclu les accidents de ton assurance de base.
Informe ta caisse-maladie à temps de la fin de ta couverture LAA existante.
Vérifie aussi si tu souhaites adapter ta franchise ou ton modèle d’assurance.
La retraite elle-même ne nécessite toutefois pas de changer d’assurance de base.
Assurance-accidents après la retraite : quelles règles ?
Si tu cesses entièrement ton activité professionnelle, tu n’as normalement plus d’assurance-accidents par un employeur.
Après une éventuelle prolongation de couverture, assure-toi donc de rester protégé contre les accidents.
La prolongation de couverture de 31 jours à la retraite
Si tu étais obligatoirement assuré contre les accidents non professionnels avant la retraite, cette couverture reste en principe en vigueur pendant 31 jours après la fin du droit à au moins la moitié du salaire.
La protection précédente prend ensuite fin, sauf s’il existe une autre assurance correspondante.
Réintégrer les accidents dans l’assurance-maladie
Si tu n’as plus de couverture LAA complète, les accidents doivent à nouveau être couverts dans ton assurance de base.
Si elle était suspendue, la couverture accidents reprend légalement lorsque l’assurance LAA cesse.
Tu es toutefois tenu d’en informer ta caisse-maladie.
Sans notification, les parts de prime impayées peuvent être réclamées avec des intérêts moratoires.
Combien coûte la couverture accidents après la retraite ?
De nombreuses caisses réduisent la prime d’assurance de base jusqu’à 7 % lorsque le risque accidents est exclu.
Si la couverture LAA précédente prend fin, ce rabais disparaît.
Exemple avec un rabais de 7 % :
| Prime mensuelle | |
|---|---|
| Prime précédente sans accidents | CHF 465 |
| Prime avec accidents | CHF 500 |
| Surcoût mensuel | CHF 35 |
| Surcoût annuel | CHF 420 |
Ces montants sont un exemple fictif. Les primes réelles dépendent de l’assureur et du tarif.
Puis-je rester assuré contre les accidents par mon employeur à la retraite ?
Oui. Si tu continues à travailler après l’âge de référence AVS, une assurance-accidents obligatoire par ton employeur peut rester en vigueur.
L’âge seul n’est pas déterminant : ton activité professionnelle compte.
Si tu travailles au moins huit heures par semaine auprès du même employeur, une assurance contre les accidents non professionnels selon la LAA existe en principe aussi.
Dans ce cas, tu peux maintenir la suspension de la couverture accidents dans ton assurance de base.
Avec un taux d’activité plus faible sans couverture LAA complète, tu as en revanche en principe besoin de la couverture accidents de la caisse-maladie.
L’assurance-maladie devient-elle plus chère à la retraite ?
L’assurance de base ne devient pas plus chère uniquement parce que tu atteins l’âge de référence AVS ou pars à la retraite.
Pour les adultes, la prime est en principe identique chez le même assureur, dans la même région, avec la même franchise, le même modèle et la même couverture accidents, que l’on ait 35 ou 75 ans.
Dans l’assurance de base obligatoire, la caisse ne peut pas imposer de supplément individuel lié à l’âge.
Ta prime mensuelle réelle peut néanmoins augmenter, par exemple si tu dois réintégrer la couverture accidents après la retraite.
Les adaptations annuelles générales des primes s’y ajoutent.
En 2027, les primes d’assurance-maladie augmentent en moyenne de 5,0 % en Suisse. La prime moyenne est de CHF 412 par mois.
Une comparaison régulière est donc utile aussi après la retraite.
Quelle franchise convient aux retraités ?
Après la retraite aussi, tu peux choisir parmi les franchises ordinaires pour adultes.
La franchise minimale est de CHF 300 et la maximale de CHF 2'500.
La franchise la moins chère dépend surtout de tes frais de santé et de l’économie réelle sur les primes.
Franchise basse avec des frais de santé réguliers
Si tu prends régulièrement des médicaments ou consultes souvent un médecin, la franchise de CHF 300 peut être financièrement avantageuse.
Tu paies des primes mensuelles plus élevées, mais participes moins aux frais de traitement.
Franchise élevée avec peu de frais de santé
La franchise de CHF 2'500 peut aussi être avantageuse à la retraite si tu utilises rarement des prestations médicales et disposes de réserves financières suffisantes.
L’âge seul ne suffit pas à justifier le choix d’une franchise.
Exemple : franchise 300 ou 2'500 ?
Supposons que tu reçoives les offres suivantes :
| Franchise 300 | Franchise 2'500 | |
|---|---|---|
| Prime mensuelle | CHF 500 | CHF 380 |
| Prime annuelle | CHF 6'000 | CHF 4'560 |
| Économie sur les primes | – | CHF 1'440 |
Avec peu de frais de santé, la franchise élevée est moins chère dans cet exemple.
Avec des frais de traitement élevés, la franchise plus basse peut en revanche être le meilleur choix malgré une prime annuelle plus élevée.
Notre conseil : pour choisir la franchise, considère non seulement les primes, mais les coûts annuels totaux prévisibles de prime, franchise et quote-part.
Guide complémentaire : Quelle franchise choisir ? CHF 300 ou 2'500 ?
Réduction des primes pour les retraités : qui y a droit ?
Les retraités peuvent aussi avoir droit à une réduction individuelle des primes.
La situation économique et les règles du canton de domicile sont déterminantes, pas seulement le fait de recevoir une rente AVS.
Si ton revenu baisse nettement à la retraite, un nouvel examen peut être utile.
Quels revenus sont pris en compte ?
Selon les règles cantonales, les facteurs suivants peuvent par exemple être pertinents :
- Rente AVS
- Rente de la caisse de pension
- Autres rentes et revenus
- Fortune
- État civil et situation du ménage
- Revenu imposable ou autre revenu déterminant
Les cantons définissent le calcul du droit dans les limites du droit fédéral.
Une personne avec une petite rente AVS peut donc parfois recevoir une aide, tandis que des revenus supplémentaires ou une fortune peuvent réduire ou exclure le droit d’une autre personne.
Prestations complémentaires à l’AVS : aide financière supplémentaire
Si ta rente AVS et tes autres revenus ne suffisent pas à couvrir tes besoins vitaux reconnus, vérifie aussi un éventuel droit aux prestations complémentaires (PC).
Les prestations complémentaires sont des prestations légales et non une aide sociale facultative.
Le droit dépend notamment des revenus, de la fortune et des dépenses reconnues.
Les prestations complémentaires paient-elles les primes d’assurance-maladie ?
Le calcul des prestations complémentaires tient aussi compte d’un montant légalement reconnu pour l’assurance obligatoire des soins.
Ce montant dépend des règles en vigueur et est plafonné. Il ne correspond pas forcément à la prime que tu as effectivement choisie.
L’aide aux primes est versée selon les procédures de décompte prévues.
La franchise et la quote-part sont-elles remboursées ?
Les personnes ayant droit aux prestations complémentaires peuvent, sous certaines conditions, aussi se faire rembourser des frais de maladie et d’invalidité.
Cela comprend notamment la franchise et la quote-part de l’assurance-maladie, jusqu’à un montant légal de CHF 1'000 au total par an.
Certains soins dentaires, moyens auxiliaires ou frais de transport peuvent aussi être remboursés selon les conditions applicables.
Les détails dépendent de la loi et des dispositions cantonales.
Important : si tes finances sont serrées à la retraite, ne cherche pas seulement une caisse moins chère ; vérifie aussi les prestations complémentaires possibles.
Puis-je changer de caisse-maladie à la retraite ?
Oui. L’assurance de base obligatoire est soumise à une obligation légale d’admission.
Une caisse doit donc t’admettre indépendamment de ton âge et de ton état de santé, si tu remplis les conditions légales.
Tu peux donc aussi changer d’assurance de base à 70, 80 ou 90 ans.
Un assureur ne peut pas te refuser en raison de ton âge ou d’une maladie existante.
Quelles règles pour les assurances complémentaires ?
Les assurances complémentaires suivent d’autres règles.
Elles sont facultatives et soumises à la loi sur le contrat d’assurance (LCA).
Lors d’une nouvelle souscription, l’assureur peut demander un examen de santé et refuser la demande sous certaines conditions.
Changer de complémentaire peut donc être difficile, surtout à un âge avancé.
Ne résilie jamais trop vite une complémentaire existante si tu dépends de ses prestations.
Tu peux en revanche changer d’assurance de base indépendamment et conserver ta complémentaire existante.
Guide complémentaire : Assurance de base et assurance complémentaire : quelle est la différence ?
Assurance-maladie au chômage et à la retraite : les différences
| Thème | Chômage | Retraite |
|---|---|---|
| Assurance de base | Reste en vigueur | Reste en vigueur |
| Obligation de payer les primes | Toujours à payer soi-même | Toujours à payer soi-même |
| Assurance accidents | En principe par la Suva avec droit aux indemnités de chômage | Généralement par l’assurance-maladie sans activité professionnelle supplémentaire |
| Couverture accidents dans l’assurance-maladie | Suspension possible avec une couverture LAA complète | Généralement à inclure |
| Réduction des primes | À vérifier si le revenu baisse | À vérifier si le revenu baisse |
| Prestations complémentaires | Pas uniquement en raison du chômage | Possibles avec droit à l’AVS et conditions remplies |
| Franchise | Changement possible pour l’année suivante | Changement possible pour l’année suivante |
| Changement de caisse-maladie | Possible | Possible |
| Assurance complémentaire | Reste en principe en vigueur | Reste en principe en vigueur |
Comment économiser sur les primes au chômage ou à la retraite
Un changement professionnel est un bon moment pour réévaluer ton assurance-maladie.
1. Contrôler la couverture accidents
Vérifie d’abord si tu disposes d’une assurance-accidents LAA complète.
Si tu es couvert par la Suva au chômage, tu peux en principe suspendre les accidents dans ton assurance-maladie.
À la retraite sans autre couverture LAA, les accidents doivent en revanche être à nouveau inclus.
2. Vérifier le droit à une réduction des primes
Un revenu plus faible peut augmenter ton droit à une réduction des primes.
Contacte le service cantonal compétent le plus tôt possible et demande si un nouveau calcul est possible sur la base de ta situation actuelle.
3. Vérifier la franchise
Demande-toi si ta franchise actuelle correspond encore à tes frais de santé et à tes réserves financières.
Une franchise élevée peut réduire les primes, mais augmente le risque de frais plus élevés en cas de soins médicaux.
4. Comparer le modèle d’assurance
Les modèles médecin de famille, HMO et télémédecine offrent souvent des primes plus basses que le modèle standard avec libre choix du médecin.
Veille toutefois à ce que les premiers interlocuteurs imposés et les règles d’orientation correspondent à tes besoins médicaux.
Guide complémentaire : HMO, médecin de famille, Telmed ou modèle standard : quelles différences ?
5. Changer de caisse-maladie
Comme toutes les caisses doivent proposer le même catalogue légal de prestations de base, un changement peut permettre des économies supplémentaires.
Pour un changement ordinaire au 1er janvier 2027, ta résiliation doit parvenir à ta caisse actuelle au plus tard le 30 novembre 2026.
Guide complémentaire : Changer de caisse-maladie en 2027 : délais, résiliation et démarches
6. Examiner soigneusement les complémentaires
Si ton revenu baisse, les complémentaires facultatives peuvent représenter une part importante de tes dépenses mensuelles.
Vérifie leurs prestations et coûts, mais garde à l’esprit qu’une nouvelle souscription plus tard peut être difficile en raison de l’âge ou de la santé.
Exemple : réduire les frais d’assurance-maladie à la retraite
Supposons qu’une personne paie avant la retraite CHF 520 par mois pour son assurance de base sans couverture accidents.
À la retraite, elle doit réintégrer les accidents. Elle trouve en même temps une offre moins chère en comparant les caisses.
| Auparavant | Après le changement | |
|---|---|---|
| Prime mensuelle sans accidents | CHF 520 | – |
| Prime mensuelle avec accidents | – | CHF 470 |
| Prime annuelle | CHF 6'240 | CHF 5'640 |
| Différence annuelle | – | CHF 600 de moins |
Ces montants sont fictifs et servent uniquement d’exemple.
Ils montrent toutefois qu’une comparaison peut être utile même si la retraite entraîne des coûts supplémentaires pour les accidents.
Questions fréquentes sur l’assurance-maladie au chômage et à la retraite
Dois-je souscrire une nouvelle assurance-maladie au chômage ?
Non. Ton assurance de base obligatoire actuelle continue en principe. Tu n’as pas besoin d’en changer uniquement à cause du chômage.
Qui paie ma prime d’assurance-maladie si je suis au chômage ?
Tu continues en principe à payer tes primes toi-même. Si tes moyens sont modestes, tu peux éventuellement recevoir une réduction cantonale des primes.
Suis-je assuré auprès de la Suva pendant le chômage ?
Oui, si tu remplis les conditions légales des indemnités de chômage. La couverture existe aussi pendant certains délais d’attente et jours de suspension.
Puis-je exclure les accidents de l’assurance-maladie au chômage ?
Oui, si tu disposes d’une assurance-accidents LAA complète. Avec le droit correspondant aux indemnités de chômage, une couverture Suva existe en principe. Tu dois demander la suspension à ta caisse-maladie et la justifier.
Que devient l’assurance-accidents en fin de droit au chômage ?
La couverture Suva reste en principe en vigueur pendant 31 jours après la fin du droit aux indemnités. Tu as ensuite besoin d’une autre protection correspondante, par exemple une assurance par convention conclue à temps ou l’assurance de base.
Dois-je informer ma caisse-maladie lors de la retraite ?
Oui, surtout si la couverture accidents était exclue. La fin de la couverture LAA doit être annoncée à la caisse-maladie.
L’assurance-maladie est-elle plus chère pour les retraités ?
Pas uniquement à cause de l’âge de la retraite. Dans un même tarif de base, les adultes paient en principe les mêmes primes quel que soit leur âge. Réintégrer une couverture accidents précédemment exclue peut toutefois augmenter les coûts.
Puis-je changer de caisse-maladie comme retraité ?
Oui. L’assurance de base obligatoire doit t’admettre indépendamment de ton âge et de ton état de santé. Cela vaut aussi en cas de maladies existantes.
Quelle franchise est utile pour les retraités ?
Cela dépend des frais de santé prévisibles et de l’économie sur les primes. Avec des traitements réguliers, CHF 300 peut être moins cher ; avec peu de frais de santé, CHF 2'500 peut être financièrement avantageux.
Ai-je droit à une réduction des primes à la retraite ?
C’est possible si tu remplis les conditions économiques de ton canton. Recevoir une rente AVS ne donne toutefois pas automatiquement ce droit.
Les prestations complémentaires prennent-elles en charge mes primes ?
Le calcul des prestations complémentaires inclut un montant légalement reconnu pour l’assurance obligatoire des soins. Le montant exact et le décompte dépendent des règles en vigueur.
Que se passe-t-il si je continue à travailler après la retraite ?
Si tu restes salarié, ton employeur peut fournir une assurance-accidents obligatoire. Dès huit heures par semaine auprès du même employeur, tu es en principe aussi assuré contre les accidents non professionnels.
Conclusion : vérifier son assurance-maladie au chômage et à la retraite
Le chômage et la retraite ne t’obligent pas à souscrire à nouveau une assurance de base. La protection légale reste en principe en vigueur.
Des conditions importantes peuvent néanmoins changer.
Au chômage, le point déterminant est surtout ton droit aux indemnités et donc à une assurance-accidents auprès de la Suva.
Après la retraite, tu dois normalement réintégrer les accidents dans l’assurance de base s’il n’existe plus d’autre couverture LAA complète.
Avec un revenu plus faible, vérifie aussi la réduction des primes et, si nécessaire, les prestations complémentaires.
Notre conseil : lors de chaque changement professionnel important, vérifie ta couverture accidents, ta franchise, ton modèle et tes primes.
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Sources
- Office fédéral de la santé publique – Suspension de la couverture accidents
- Office fédéral de la santé publique – Début et fin de la couverture accidents
- Suva – Couverture pour les personnes au chômage
- Suva – Assurance-accidents lors de changements professionnels et à la retraite
- Suva – Assurance par convention
- Office fédéral de la santé publique – Réduction des primes
- AVS/AI – Prestations complémentaires
- AVS/AI – Remboursement des frais de maladie et d’invalidité
- Priminfo – Changer de caisse-maladie
- Office fédéral de la santé publique – Primes d’assurance-maladie 2027